Sidkieta a décidé de parler d’un constat qui nécessite qu’on s’y penche. Le thème en dit déjà long. En faisant un tour dans les pays d’Afrique, du Mali au Niger, du Burkina au Benin, du Togo au Sénégal… un constat amer se fait sentir : Certaines banques tuent ou tentent de le faire pour plusieurs projets de jeunes africains créatifs.
En effet, La jeunesse africaine ne se contente plus de rêver le futur, elle ne reste plus dans la théorie mais elle a décidé de prendre son destin en main, de le dessiner.
Plusieurs domaines sont pris d’assaut par ces jeunes créatifs et pleine d’innovation. De l’élevage à l’agriculture en passant par les énergies renouvelables, aucun domaine n’est resté en marge.
Mais entre l’étincelle du génie et la réalité du marché, se dresse souvent un mur de béton : celui de l’accès au financement.
La volonté seule ne suffit pas pour la réalisation du projet
Pour la volonté, aucun doute, pour l’innovation, aucun doute, pour la détermination, aucun doute, mais malheureusement cela ne saurait suffir pour la concrétisation d’un projet en Afrique. Pour la majorité de ces jeunes loups aux idées d’or, l’épargne personnelle et même l’accompagnement des proches ne suffisent plus.
L’étape logique devient alors de faire recours aux banques et autres institutions financières afin de bénéficier d’un accompagnement.
Pour un jeune porteur de projet, franchir la porte d’une banque s’apparente trop souvent à une traversée du désert. On lui demande des garanties qu’il n’a pas, des titres fonciers qu’il n’a jamais possédés, et des historiques financiers qu’il est précisément venu construire. C’est quand même un paradoxe pour quelqu’un qui vient demander un accompagnement.
La trahison du partenaire financier
Le bat blesse dans cette affaire est que certaines banques utilisent leurs positions pour piétiner, étouffer, voir démotiver les porteurs de projets. Pire certaines banques veulent tout faire pour entrer dans le capital du projet, accordent des prêts et trouvent des mécanismes pour commencer à récupérer leurs sous avant même la mise en œuvre des projets. Comment peut-on commencer à prélever dans le crédit octroyé alors que le porteur du projet n’est pas encore en possession de son outil de travail que l’institution elle-même est sensée commander pour le porteur du projet ?
Sidkeita juge cela inconcevable, insoutenable, illogique et meurtrier.
C’est tout simplement de la mauvaise foi manifeste. Trop d’entrepreneurs racontent le même récit amer : des dossiers qui traînent indéfiniment pour finalement être rejetés sans explication cohérente, ou pire, des idées brillantes qui « s’évaporent » du bureau d’un conseiller pour renaître, quelques mois plus tard, portées par un proche de l’institution.
Certaines banques semblent avoir troqué leur rôle de levier de croissance contre celui de prédateur ou de censeur. En imposant des taux usuriers ou en exigeant un contrôle étouffant, elles éteignent le feu sacré de l’entrepreneuriat avant même que la première pierre ne soit posée. Tout porte à croire que le pauvre n’a pas droit aux prêts.
Il faut que ça cesse
Il est très difficile pour l’Afrique de se développer dans ces conditions. Il est difficile pour l’Afrique de s’auto suffire dans ces conditions. Il est temps que certaines banques cessent d’être prédatrices, serpents.
Il est temps que certaines institutions (banques, micro finances …) assument pleinement leurs rôles pour une Afrique libre et gagnante. Il est temps que certaines banques accompagnement jusqu’à aboutissement les projets et non contribuer à son non-aboutissement.
Sidkeita met en garde ces banques qui sont dans la dynamique de détruire ou d’éteindre et les invite à revenir à de bon sentiment. Sidkeita indexe particulièrement des banques au Burkina Faso qui ont des contacts contentieux avec certaines jeunes entreprises qui ne réclament que justice. Dans le cas contraire, sa plume apportera plus de détails dans ses prochaines sorties.
Sidkeita ne saurait tolérer ce genre d’agissements dans un pays en reconstruction qui a décidé de prendre sa souveraineté totale avec pour devise « La patrie ou la mort, nous vaincrons »











