Réuni en Conseil des ministres le 26 décembre 2025, le gouvernement nigérien a validé un projet d’ordonnance instaurant la mobilisation générale pour la défense de la Patrie. Le texte vise à encadrer, de manière précise, les conditions d’organisation, de préparation et de déploiement de cette mobilisation à l’échelle nationale.
Selon le communiqué officiel ayant sanctionné la réunion gouvernementale, cette ordonnance s’inscrit dans le respect de la Charte de la Refondation ainsi que de la loi n° 2002-030 du 31 décembre 2002 relative à l’organisation générale de la Défense nationale. Elle définit les responsabilités respectives des institutions publiques, des forces de défense et de sécurité, mais aussi des citoyens, dans un contexte de mobilisation générale.
Le projet établit un ensemble de dispositions institutionnelles, juridiques et administratives destinées à assurer une mise en œuvre cohérente et efficace du dispositif. Il précise notamment les mécanismes pratiques à activer afin de garantir une coordination optimale entre les différentes composantes de la nation.
Le texte prévoit qu’en période de mobilisation générale, les personnes, les biens et les services peuvent faire l’objet de réquisitions au profit de l’effort de défense, conformément aux lois et règlements en vigueur. Cette contribution obligatoire s’inscrit dans un cadre légal strict, tel que défini par l’ordonnance.
Il est également indiqué que tout citoyen est tenu de se conformer aux mesures arrêtées par les autorités compétentes. Cela inclut l’obligation de répondre sans délai à tout ordre d’appel ou de rappel, d’exécuter les directives liées à la défense de la Patrie, d’accepter les réquisitions légalement prononcées et de respecter les consignes officielles. Le projet insiste aussi sur la nécessité de s’abstenir de toute communication, y compris via les technologies numériques, susceptible de perturber ou de compromettre la mobilisation. Les citoyens sont par ailleurs invités à signaler aux autorités toute présence ou tout acte pouvant entraver le bon déroulement de l’opération.
Pour les autorités nigériennes, ces mesures se justifient par l’impératif de sauvegarder l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. Elles visent également à garantir la sécurité des populations, la protection des institutions républicaines et la préservation des intérêts stratégiques de l’État face à toute menace, qu’elle soit interne ou externe.











