Après une interruption de près de dix mois, la République démocratique du Congo a officiellement remis sur le marché ses exportations de cobalt ce mardi 23 décembre. Cette décision marque la fin d’une mesure exceptionnelle prise plus tôt dans l’année afin d’enrayer l’effondrement des prix de ce minerai stratégique.
La suspension avait été instaurée le 22 février dernier par les autorités congolaises, avec pour objectif de freiner la chute brutale des cours mondiaux. À l’époque, le cobalt, indispensable notamment à la production de batteries pour véhicules électriques, avait vu sa valeur s’effondrer, atteignant un niveau inédit depuis huit ans après avoir perdu près de 75 % de sa valeur en trois ans.
Selon les autorités de régulation du secteur minier, cette politique restrictive a porté ses effets. Le prix de la tonne de cobalt, qui stagnait autour de 22 000 dollars, se négocie désormais entre 54 000 et 55 000 dollars sur les marchés internationaux.

Premier producteur mondial, la RDC reste un acteur central de la chaîne d’approvisionnement. En 2024, le pays a assuré environ 76 % de la production mondiale, avec près de 220 000 tonnes extraites, d’après les données de l’US GEOLOGICAL SURVEY (USGS).
L’essentiel de cette production provient de deux sites majeurs du sud-est du pays, TENKE FUNGURUME et KISANFU, situés dans la région du Katanga. Ces mines, parmi les plus importantes au monde, sont exploitées par le groupe chinois CMOC (CHINA MOLYBDENUM).
La reprise des exportations devrait redonner de l’élan au secteur minier congolais tout en stabilisant davantage le marché international du cobalt.











