Confronté à des chocs climatiques, sanitaires et économiques de plus en plus fréquents, le secteur agropastoral burkinabè franchit une nouvelle étape dans la sécurisation des activités agricoles et d’élevage. Le mardi 16 décembre 2025, quatorze nouveaux produits d’assurance agropastorale ont été officiellement validés à l’issue d’un atelier national tenu à Ouagadougou.
La cérémonie a été présidée par le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Gaoussou SANOU, marquant ainsi l’engagement des autorités à doter les producteurs et les éleveurs d’outils de gestion des risques mieux adaptés à leurs réalités.
Cette rencontre constitue une avancée importante vers la mise en place d’un système d’assurance agricole plus inclusif et innovant. À travers ces nouveaux produits, l’objectif est de sécuriser les revenus des acteurs du monde rural, d’améliorer leur accès au financement et de renforcer leur capacité à faire face aux aléas qui fragilisent leurs moyens de subsistance.
Les produits validés couvrent plusieurs filières animales, notamment les bovins, les ovins, les porcins, l’aviculture, ainsi que les risques liés au déficit fourrager. Du côté des cultures végétales, des spéculations à fort potentiel économique, telles que le fonio, l’igname et la patate douce, sont désormais intégrées dans les mécanismes assurantiels.

Au cours des travaux, chaque produit a été présenté en détail. Les échanges ont porté sur les cultures et espèces concernées, les méthodes de calcul des primes, les montants assurés, les seuils de déclenchement des indemnisations ainsi que les procédures de souscription et de constatation des sinistres. Ces discussions ont permis d’enrichir les dispositifs proposés et de les ajuster aux besoins des bénéficiaires.

Selon Gaoussou SANOU, cette avancée est le résultat d’un processus collaboratif associant l’État, à travers la Direction générale de l’économie rurale, les partenaires techniques et financiers, l’APSAB, le projet Systèmes agricoles durables et politiques agricoles (AgSys), ainsi que les organisations professionnelles agricoles.
« Le développement de ces nouveaux produits d’assurance pour les filières animales et végétales constitue une innovation majeure pour notre pays. Il traduit notre volonté de bâtir un secteur agropastoral plus compétitif, mieux sécurisé et durable », a-t-il souligné.
Les autorités annoncent un déploiement progressif de ces produits sur l’ensemble du territoire national afin d’en faciliter l’appropriation par les producteurs et les éleveurs. L’ambition est de favoriser une large adhésion et de faire de l’assurance agropastorale un véritable levier de gestion des risques et de résilience.
Avec cette initiative, le Burkina Faso renforce les fondations d’un filet de sécurité durable pour son agriculture, pilier central de l’économie nationale, et ouvre la voie à une transformation structurelle du secteur agropastoral.










