Vous le savez surement mieux que moi sidkeita (la vérité demeure toujours), l’une des dates qui a marqué l’histoire du Burkina auparavant République de Haute-Volta est bien le 5 août 1960. C’est à partir de cette date que le drapeau tricolore a commencé à flotter enfin seul, enfin j’allais dire devrait commencer à flotter enfin seul symbolisant la souveraineté retrouvée. Cette date est l’aboutissement de décennies de lutte et de rêve d’autonomie.
Mais à bien y voir, en regardant dans le rétroviseur 65 ans après, est ce qu’on peut se réjouir d’une véritable indépendance ? Est ce qu’on peut dire que c’était une véritable liberté qui s’offrait fils et filles de la Haute Volta d’antan ? Était-ce vraiment une nouvelle page qui s’ouvrait ? Beaucoup de closes et d’évènements nous amènent à croire que nous étions face à une indépendance sur papier, une indépendance conformiste, une indépendance d’esclavage déguisé :
- L’un des éléments à prendre en compte, c’est bien la gestion du pouvoir. Les clauses de transfert de pouvoir étaient souvent assorties de protocoles et d’accords de coopération lourds et asymétriques.
- Il y’a également l’économie et la Monnaie c’est-à-dire que la politique monétaire nationale était liée à des centres de décisions extérieurs, limitant la capacité de l’État à financer son propre développement.
- Sur le plan sécuritaire, des accords de défense permettaient une présence militaire persistante, entravant l’autonomie stratégique du nouvel État.
- L’Éducation et la Culture : La reproduction d’un système éducatif et d’une administration calqués sur le modèle colonial perpétuait une dépendance culturelle et intellectuelle.
UNE NOUVELLE DYNAMIQUE POUR L’AFFANCHISSEMENT VÉRITABLE
Face à tous cela, force est de constater que beaucoup reste à faire afin d’atteindre la véritable souveraineté tant souhaitée.
Ce constat d’une souveraineté limitée a nourri le combat de plusieurs générations de Burkinabè. L’une des figures emblématique de cette lutte est bien sur le père de la révolution burkinabè le Capitaine Thomas Sankara. Il a tenté de briser ces chaînes invisibles en posant les bases d’une indépendance véritable, fondée sur l’autosuffisance, la dignité et le rejet de l’aide conditionnelle. Cette lutte à malheureusement été de courte durée car ces mêmes colons ont comploté avec des fils du pays qui ont trahi la nation et procédé à son assassinat.
Mais quelques années après, cette lutte pour la souveraineté sera reprise de plus belle par un fils intègre qui essaie de poser les bases d’une vraie reconstruction.
Dans ce contexte de crise sécuritaire assez difficile, l’avènement du Capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l’état et de sa dynamique est le marqueur d’une rupture radicale et salvatrice : le passage de l’indépendance proclamée à l’indépendance réclamée et arrachée. La dynamique enclenchée est sans négociation avec une vision claire qui est l’intérêt supérieur du Burkina Faso avant tout.
65 ans après, le Burkina Faso veut se réapproprier le droit de choisir librement ses partenaires sécuritaires, sans diktat extérieur, pour venir à bout du terrorisme. C’est la preuve réelle que le Burkina peut être vraiment indépendant, s’assumer pleinement et défendre de lui-même son territoire sans influence de l’extérieur.
65 ans après, le Burkina Faso veut se réapproprier le droit de refuser catégoriquement l’ingérence et de la condescendance, privilégiant des relations d’égal à égal, fondées sur le respect mutuel. Cela s’explique aisément par la multiplication des partenariats avec des acteurs mondiaux diversifiés.
65 ans après, le Burkina Faso veut se réapproprier le droit de s’auto suffir. Produire ce qu’il consomme et consommer ce qu’il produit afin d’atteindre la véritable souveraineté alimentaire. L’appel à la résilience, à la justice sociale et à la fin de la gabegie.
LA CONTRIBUTION DE TOUS POUR L’INDEPENDANCE RECLAMÉE
On ne peut parler de véritable indépendance si les fils et filles du Burkina Faso ne s’engagent pas pleinement, ne bannissent pas les mauvaises pratiques et adoptent des comportements intègres et patriotes.
Cette indépendance réclamée n’est pas seulement un slogan politique ; elle est la traduction d’une aspiration populaire profonde, d’une jeunesse qui refuse d’hériter des compromis de leurs aînés. C’est le vrai chemin vers la dignité, un chemin difficile, semé d’embûches et de pressions, mais qui seul mènera le Pays des Hommes Intègres vers le destin qu’il a choisi pour lui-même.
L’histoire du Burkina appelle tous les Burkinabès à l’action, des actions qui construisent et qui ne se limitent pas aux festivités et aux jouissances. C’est maintenant qu’une nouvelle page s’écrit pour le pays des hommes intègres. C’est en ce moment même que la devise doit être proclamée haut et fort « LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS. »











