Le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques (CODMPP), de concert avec la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), a une fois de plus respecté la tradition. Ce samedi 13 décembre 2025, les deux organisations se sont rendues au cimetière municipal de Goughin pour se recueillir sur la tombe du journaliste NORBERT ZONGO, assassiné il y a exactement 27 ans.
Cette date du 13 décembre marque en effet un anniversaire douloureux dans la mémoire collective burkinabè. Vingt-sept ans après l’assassinat de l’illustre journaliste et de ses compagnons d’infortune, les organisations démocratiques et de défense des droits humains demeurent mobilisées pour réclamer vérité et justice. L’édition 2025 de cette commémoration est placée sous le thème de « la persévérance et de la résilience ».
Comme chaque année, militants, responsables d’organisations et citoyens engagés ont effectué le déplacement pour honorer la mémoire de NORBERT ZONGO, de ses compagnons, de FLAVIEN NÉBIÉ, ainsi que celle des victimes des insurrections populaires, du putsch de 2015 et d’autres violences politiques.

Prenant la parole au nom des organisations, Chrysogome ZOUGMORÉ a rappelé le sens de cette mobilisation constante. « Cela fait 27 ans jour pour jour que NORBERT ZONGO a été assassiné, et cela fait 27 ans que nous restons debout pour exiger que la vérité éclate et que justice soit rendue », a-t-il déclaré. Pour lui, cette longévité dans la lutte s’explique par la nature même du combat mené. « Si nous continuons, c’est parce que nous sommes convaincus que cette lutte est noble, patriotique et salvatrice pour notre pays », a-t-il soutenu.
Selon Chrysogome ZOUGMORÉ, NORBERT ZONGO demeure une figure emblématique de l’engagement citoyen. « Il est mort pour avoir défendu des causes justes, notamment la démocratie et les libertés », a-t-il rappelé.
Abordant la notion de résilience, le porte-parole des organisations a insisté sur la nécessité de ne pas baisser les bras. « Il nous faut poursuivre le combat », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que l’objectif reste la construction d’une société libre, respectueuse des droits humains et des libertés individuelles et collectives, condition indispensable au développement du Burkina Faso.

Sur le plan judiciaire, Chrysogome ZOUGMORÉ est revenu sur l’évolution du dossier NORBERT ZONGO. Il a indiqué que lors d’une conférence de presse tenue fin novembre, le procureur du Faso a réaffirmé que le dossier avait été transmis pour jugement. « Il n’est pas exclu qu’en 2026, le procès se tienne, avec ou sans François COMPAORÉ », a-t-il laissé entendre.
La commémoration de ce 27e anniversaire ne se limite pas au recueillement. Elle se poursuit avec une conférence publique autour du thème : « Engagement citoyen contre l’impunité dans l’affaire NORBERT ZONGO, pour les libertés et la justice : enjeux et perspectives ».











