Le président ivoirien Alassane OUATTARA a été officiellement reconduit à la tête de l’État ce lundi 8 décembre 2025, lors d’une cérémonie d’investiture organisée au palais présidentiel d’Abidjan. L’événement, placé sous haute visibilité diplomatique, a rassemblé plusieurs dirigeants ouest-africains venus de Mauritanie, du Libéria, de Gambie, du Ghana, du Sénégal et du Gabon pour ne citer que ceux-là.

Dans son discours, le chef de l’État a mis en avant les progrès réalisés depuis son arrivée au pouvoir en 2010. Il a rappelé que le scrutin du 25 octobre avait, selon lui, confirmé « la volonté des Ivoiriens de poursuivre sur la voie de la stabilité, de la paix et du développement », malgré un contexte électoral tendu.
Alassane OUATTARA a également insisté sur les risques persistants qui pèsent sur la région. Il a alerté sur la montée des menaces terroristes et l’évolution du cyberterrorisme, appelant à une vigilance accrue face à ces nouveaux défis sécuritaires.

Âgé de 83 ans, OUATTARA dirige le pays depuis la violente crise post-électorale de 2010, qui avait fait plusieurs milliers de morts avant une intervention internationale permettant son installation au pouvoir. Depuis, ses soutiens mettent en avant une croissance économique soutenue, faisant de la Côte d’Ivoire l’un des moteurs économiques de l’Afrique de l’Ouest, en particulier grâce à son statut de premier producteur mondial de cacao. L’économie affiche en moyenne une progression annuelle d’environ 6 %.
Ses opposants, eux, dénoncent un durcissement du pouvoir et rappellent que la réforme constitutionnelle de 2016 présentée par le président comme un « nouveau départ » institutionnel lui a permis de briguer un quatrième mandat malgré la limitation officielle à deux mandats. L’élection d’octobre 2025 a également été marquée par l’exclusion de plusieurs figures majeures de l’opposition, dont Tidjane THIAM et l’ancien président Laurent GBAGBO, ainsi que par la répression de manifestations interdites avant le scrutin.











