
Aujourd’hui sidkieta a décidé d’aborder un sujet et non des moindres qui impacte véritablement la vie des jeunes africains de leur présent à leur avenir : La période des fêtes de fin d’année.
Il faut le reconnaître, les fêtes de fin d’année en Afrique occupent une place très importante en Afrique depuis la nuit des temps au regard du symbole qu’elles représentent pour les familles africaines. Ce ne sont pas de simples dates sur un calendrier ; elles sont le cœur battant de la vie communautaire et familiale. Nous pouvons donc constater que beaucoup d’africains en voyage s’organise pour rentrer au bercail, les enfants en aventure dans d’autres villes s’organisent pour rejoindre la cour familiale, les parents s’attèlent à réserver un accueil chaleureux aux petits fils qui viendront Pour les congés. Bref cette période est une parenthèse enchantée, synonyme de retrouvailles chaleureuses, d’immersion dans la richesse des traditions, et de célébration collective de l’année écoulée.
C’est l’occasion de souffler un peu en famille après de longs mois de labeur ou d’études autour d’une organisation toute particulière. C’est ça aussi la richesse de l’Afrique, une richesse à préserver soigneusement pour garder les valeurs africaines.
DE LA JOUISSANCE AUX CONSEQUENCES TERRIBLES
Oui il faut qu’on en parle, Oui il faut qu’on tire la sonnette d’alarme parce que l’histoire a prouvé que plusieurs jeunes africains sont repartis à la case départ après ces fêtes de fin d’année et cela s’explique aisément :
Beaucoup de jeune bascule bien de fois pendant ces périodes dans une spirale d’écarts et d’exagérations courant vers leur propre ruine.
La première conséquence c’est le cauchemar financier : cette période est la période du « paraître », la période du « faire semblant », la période où il faut impérativement faire les boutiques, payer les « bling bling » se procurer les mèches humaines, s’acheter coûte que coûte les robes à même de payer le salaire de plusieurs employés le mois. C’est la course effrénée à la consommation ostentatoire.
DE LA FETE À LA DEPENDANCE FINANCIERE
Pour préparer la fête, Place à l’organisation des soirées extravagantes et le défilement de plats et de boissons coûteux. La devise semble être : dépenser sans compter, ignorer le lendemain. Et les conséquences sont parfois désastreuse : beaucoup de jeunes vident leurs modestes économies qu’ils ont pris le soin d’engranger durant onze mois de travail, d’autres même s’endettent pour pouvoir ressembler aux autres, hypothéquant ainsi les projets futurs et alourdissant le fardeau de la nouvelle année.
DE LA FETE A L’ESCLAVAGE EMOTIONNEL
L’une des grandes conséquences de la mauvaise gestion des fêtes de fin d’année est l’affection émotionnelle pendant et après cette période.
A force de vouloir suivre les illusions présentées par les réseaux sociaux, beaucoup de jeunes africains s’efforcent de se procurer l’impossible provoquant même des insomnies et une dépendance émotionnelle. Cette dépendance va donc créer un sentiment d’infériorité, l’impression d’être inutile et pire, penser qu’on a échouer carrément. Cette période au lieu d’être alors un moment d’introspection et de jouissance légale se transforme en un calvaire pour la fin d’année et un mauvais départ pour la nouvelle.
LES FETES DE FIN D’ANNÉE SONT UNE PAUSE ET NON UN POINT FINAL
Les fêtes de fin d’année ne sont pas la fin du monde. Il y a une vie après les fêtes. Chaque jeune est invité au sens de la responsabilité, s’assumer pleinement et savoir garder le juste milieu entre vivre le présent et préparer l’avenir. La vraie fierté n’est pas dans l’habit d’un soir, mais dans la construction patiente d’un avenir digne et intègre. L’Afrique a besoin de chaque jeune sans exception pour son réveil et la jeunesse africaine ne saurait rester toujours comme celle qui ne pense qu’à la jouissance, au plaisir et aux fêtes.
Alors jeunes africains, nous avons le droit de profiter pleinement de ces temps de fête mais nous devons garder à l’esprit que la fin d’une année est le début d’une nouvelle, chaque seconde passée ne revient plus jamais et l’histoire se rappellera de la contribution de chaque jeune en bien ou en mal dans le réveil de l’Afrique.










