Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso et Chef de l’État, a présidé ce vendredi 5 décembre 2025 au palais de Koulouba, une importante cérémonie diplomatique consacrée à la présentation des lettres de créance par une dizaine d’ambassadeurs nouvellement accrédités. Ce rituel républicain, devenu un marqueur du dynamisme de la politique extérieure du Burkina Faso, illustre la vitalité des relations entre le pays des Hommes intègres et ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Parmi les représentants reçus figurent ceux de la Chine, de l’Égypte, de l’Union européenne, du Sénégal, des Pays-Bas, du Ghana, du Portugal, de la République tchèque, du Royaume-Uni, du Panama et du Saint-Siège.

Le premier à s’avancer devant le Chef de l’État a été l’Ambassadeur de la République populaire de Chine, Deyong ZHAO, a également remis ses lettres de créance. Résidant à Ouagadougou, ce diplomate chevronné a débuté sa carrière en 1991. Depuis la reprise officielle des relations le 25 mai 2018, les deux pays ont signé plusieurs accords majeurs. Pékin a notamment soutenu la construction du Centre hospitalier universitaire de Pala à Bobo-Dioulasso, la réhabilitation d’infrastructures et la facilitation de visas pour les détenteurs de passeports officiels.

Le Président du Faso a ensuite reçu les lettres de créance de l’Ambassadeur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Angus Philip MCKEE. Originaire de Norwich, ce diplomate, entré en fonction en 2000, a exercé dans plusieurs zones stratégiques, dont Erbil, Damas et Tripoli. Londres accompagne le Burkina Faso dans divers domaines, en particulier la sécurité et la formation, avec l’octroi de bourses d’études et de stages. L’Ambassadeur MCKEE aura pour résidence Bamako, au Mali.

Pavel BILEK, nouvel Ambassadeur de la République tchèque, a également présenté ses lettres de créance. Diplômé en droit, relations internationales et économie, il a occupé des postes de responsabilité tant au sein de l’administration centrale tchèque que dans les missions diplomatiques de son pays. La coopération entre Prague et Ouagadougou, encore à ses débuts, devrait s’articuler autour de l’agriculture, de la justice, de la sécurité et de la gouvernance.

Monseigneur Éric SOVIGUIDI, nommé Nonce apostolique auprès du Burkina Faso, a lui aussi été reçu par le Chef de l’État. Âgé de 54 ans et originaire d’Abomey, au Bénin, il est prêtre depuis 1998 et titulaire d’un doctorat en droit canonique. Sa mission s’inscrit dans la continuité des bonnes relations entre le Burkina Faso et le Saint-Siège. Le Vatican suit de près la situation sécuritaire et humanitaire du pays, et le Pape François n’a eu de cesse d’adresser des messages de soutien et de prière au peuple burkinabè.

Pour le Ghana, c’est Kenneth AKIBATE, né le 24 décembre 1965, qui a remis ses lettres de créance. Cet ancien cadre du parlement panafricain, également passé par l’armée ghanéenne, s’inscrit dans une coopération ancienne et solide entre les deux pays. Depuis l’accord-cadre général de 1971 et la mise en place d’une commission conjointe, les relations se sont renforcées dans plusieurs domaines, marquées par des périodes emblématiques sous les présidences de Thomas SANKARA et Jerry RAWLINGS.

Le Royaume des Pays-Bas était représenté par Pieter Smidt VAN GELDER, juriste de formation, qui a occupé plusieurs postes au ministère néerlandais des Affaires étrangères, dont celui de stratège sénior. La collaboration entre les deux États remonte à 1976 et se concentre sur l’éducation, la santé, la gouvernance et l’égalité de genre.

Le Chef de l’État a également accueilli Papa DIOP, Ambassadeur du Sénégal. Né en 1970, ce diplomate de carrière a intégré le ministère sénégalais des Affaires étrangères en 2000 et y a exercé divers postes de responsabilité. Les relations entre Dakar et Ouagadougou s’inscrivent dans une histoire commune datant de la période de l’Afrique Occidentale Française.

L’Union européenne était représentée par Philippe BRONCHAIN, diplomate belge, titulaire de diplômes en droit, politique internationale et sciences économiques et sociales. Avant son arrivée à Ouagadougou, il dirigeait le Service Afrique au Sud du Sahara et occupait la fonction d’Envoyé spécial pour la région des Grands Lacs. La coopération entre le Burkina Faso et l’UE, initiée en 1959, est aujourd’hui régie par l’accord de Cotonou signé en 2000.

L’Ambassadeur du Panama, Edwin Pitty MADRID. Né le 3 janvier 1978 à Panama City, ce diplomate expérimenté possède plusieurs diplômes en droit, sciences politiques, criminologie et commerce. Depuis novembre 2024, il représente son pays à Cuba, où il réside. Les relations entre Ouagadougou et Panama, encore modestes, ont été officiellement établies en juillet 2011 à travers un communiqué conjoint signé à La Havane. Les perspectives de coopération portent notamment sur l’agroalimentaire, l’éducation, les services et l’environnement.
Une série d’audiences diplomatiques, le Burkina Faso réaffirme sa volonté d’intensifier ses partenariats et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération avec ses alliés traditionnels comme avec ses nouveaux partenaires.











