En Guinée-Bissau, un groupe d’officiers se réclamant du « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre » a déclaré, lors d’une intervention diffusée depuis le siège de l’état-major sur la télévision nationale, assumer la direction du pays jusqu’à nouvel ordre.
Le général Denis N’CANHA, chef de la maison militaire de la présidence, a annoncé la suspension du processus électoral en cours, l’annulation des résultats de la présidentielle et des législatives, ainsi que l’interruption temporaire des programmes dans les médias publics. Le communiqué mentionne également la fermeture des frontières et appelle la population à maintenir le calme.

Selon plusieurs sources locales, le président Umaro Sissoco EMBALO n’aurait pas été localisé pour l’heure. Les opposants Domingos Simões PEREIRA et Fernando Dias da COSTA auraient été conduits à la base aérienne de Bissau après leur interpellation.
Ces annonces interviennent à la veille de la proclamation officielle des résultats des élections du 23 novembre.
Réaction de l’union africaine et de la CEDEAO
L’Union africaine et la CEDEAO ont publié une déclaration conjointe ce 26 novembre 2025 à Bissau, exprimant leur préoccupation concernant la détention de responsables, notamment ceux impliqués dans la supervision du processus électoral.
Les deux organisations appellent à la libération immédiate des personnes retenues, estimant que cela permettrait au processus électoral de se poursuivre normalement. Elles invitent également la population bissau-guinéenne à la retenue, tout en réaffirmant leur engagement à accompagner le pays dans le maintien de la stabilité.











