Alors que le vote du 23 novembre 2025 s’est déroulé sans incident majeur, le dépouillement a commencé dans un climat de forte attente politique. Plus de 960 000 électeurs étaient appelés à choisir leur président et leur nouveau Parlement, dans un contexte marqué par des tensions institutionnelles persistantes.

En Guinée-Bissau, les électeurs se sont rendus massivement aux urnes dimanche pour un double scrutin présidentiel et législatif, une première depuis la dissolution du Parlement en 2023. Ce rendez-vous électoral, plusieurs fois repoussé pour des raisons de sécurité, intervient dans un climat politique fragile.
L’un des faits marquants de cette élection reste l’absence du PAIGC, formation historique du pays. Son leader Domingos Simoes PEREIRA a été écarté de la course à la présidence à la suite d’une décision de la Cour suprême, bouleversant ainsi le paysage politique traditionnel.

Le président sortant, Umaro Sissoko EMBALÓ, vise un second mandat face à son principal adversaire, Fernando Dias Da COSTA, candidat soutenu par une large partie de l’opposition. Selon les observateurs présents sur place, le vote s’est déroulé dans un climat relativement apaisé, malgré les défis logistiques liés à l’organisation simultanée de deux scrutins.
Le dépouillement a débuté dès la fermeture des bureaux. Les premiers résultats provisoires sont attendus au plus tard le 27 novembre. Si aucun candidat ne parvient à obtenir la majorité absolue, un second tour est d’ores et déjà prévu pour le 21 décembre.
Cette élection constitue un test crucial pour la stabilité des institutions de la Guinée Bissau et la confiance de la population dans le processus démocratique.











