Face à une nouvelle vague de violences visant des lieux de culte et des établissements scolaires, le Nigeria renforce ses mesures de sécurité. Le président Bola TINUBU annule un déplacement officiel et promet une riposte accrue contre les groupes armés.

Les autorités nigérianes ont ordonné la fermeture d’environ une centaine d’écoles à la suite d’une succession d’attaques survenues ces derniers jours dans plusieurs États du pays. Cette décision intervient peu après une attaque meurtrière contre une église dans l’État d’Ekiti, où des hommes armés non identifiés ont tué trois personnes et enlevé trente fidèles.
Le même jour, dans le nord-ouest du Nigeria, une autre opération criminelle a visé un établissement scolaire de l’État de Kebbi. Vingt-cinq élèves y ont été enlevés, tandis que le directeur adjoint et un agent de sécurité ont été abattus après avoir tenté de s’opposer aux assaillants.
Face à cette montée de l’insécurité, le président Bola TINUBU a décidé d’annuler sa participation au sommet du G20 prévu en Afrique du Sud ce week-end. Il a assuré que ses forces de sécurité intensifieraient les opérations pour retrouver et secourir les 24 écolières toujours retenues par les ravisseurs.
Ces enlèvements ravivent le souvenir douloureux du rapt massif de Chibok en 2014, lorsque le groupe Boko Haram avait enlevé 270 lycéennes dans l’État de Borno, événement qui avait marqué un tournant dans la crise sécuritaire du pays. Depuis, plus de 500 élèves ont été enlevés, les groupes armés ciblant régulièrement les zones rurales faiblement protégées pour obtenir des rançons.
Le gouvernement nigérian affirme vouloir durcir sa réponse et mener des opérations plus offensives contre les différents groupes responsables de ces attaques à répétition.











