Le Soudan du Sud a recommencé à transporter et exporter son pétrole brut, après avoir dû suspendre d’urgence ses opérations transfrontalières à cause d’attaques de drones menées contre deux installations pétrolières situées au Soudan. L’information a été confirmée mercredi par un haut responsable du pays.
Deng Lual Wol, sous-secrétaire au ministère du Pétrole, a annoncé à la presse à Juba que tous les champs pétrolifères sud-soudanais fonctionnent de nouveau normalement, et que le pétrole circule à nouveau dans les oléoducs en direction des terminaux d’exportation de Port-Soudan, sur la mer Rouge.
Selon lui, les exportations vers le terminal maritime de la mer Rouge ont repris sans encombre, utilisant les pipelines habituels.
La semaine dernière, plusieurs opérations avaient été perturbées après des frappes de drones attribuées aux Forces de soutien rapide (FSR), qui avaient ciblé l’usine de traitement pétrolier de Heglig, proche de la frontière entre les deux pays. L’attaque avait touché le laboratoire et l’atelier du site, causant la mort d’un employé. Une autre frappe, le 15 novembre, avait visé l’installation d’Al Jabalyn et sa centrale électrique, plus à l’est au Soudan.
Ces attaques avaient poussé les compagnies pétrolières des deux pays à suspendre temporairement leur production.
Deng Lual Wol a assuré que la situation était désormais totalement rétablie, notamment dans les champs de Paloch, Unity et Tharjiath.
Le ministère a salué la réaction rapide des équipes techniques sud-soudanaises et soudanaises, qui a permis de limiter les dégâts économiques et de sécuriser les infrastructures essentielles.
Il a également précisé que les deux gouvernements cherchent actuellement l’appui d’un pays tiers afin d’empêcher les FSR engagées dans la guerre civile soudanaise depuis 2023 de mener de nouvelles attaques contre les installations pétrolières situées sur le territoire du Soudan.
Enfin, il a rappelé que la protection de l’oléoduc et du corridor d’exportation est vitale pour les deux pays, en soulignant qu’en tant qu’État enclavé, le Soudan du Sud bénéficie, selon le droit international, d’un accès garanti aux ports maritimes.











