Présidé par le Capitaine Ibrahim TRAORE, le Conseil des ministres de ce jeudi a adopté plusieurs décisions majeures touchant l’économie, l’industrie, la communication et la protection sociale. Réorganisation des fonds d’État, reprise en main de la SN-CITEC et création d’un organe unique de régulation
Réorganisation profonde des fonds publics

A l’issue de la session hebdomadaire du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, a annoncé l’adoption de plusieurs textes structurants. quatre décrets ont été adoptés au compte du ministère en charge de l’économie, réorganisant l’ensemble des fonds d’État par une série de fusions destinées à renforcer la cohérence et la performance de ces mécanismes. Selon le ministre Aboubakar Nacanabo, cette réforme vise à soutenir davantage le secteur privé et à impulser un nouvel élan industriel. Elle donne naissance à quatre grands fonds : le Fonds burkinabè de développement économique et social, appelé « Tôogo » en mooré (« puissance ») ; le Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale, « Seenimin » en bwamu (« entraide ») ; le Fonds de soutien au sport et à la presse privée, « Wassa Bondo » en dioula (« grenier du succès ») ; et le Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche, « Bângr baoobo » en mooré (« recherche du savoir »). Le ministre a précisé que cette restructuration ne mettra en péril aucun emploi.
Nationalisation de la SN-CITEC

Le Conseil s’est également penché sur le dossier de la Société nouvelle-CITEC. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a présenté deux décrets portant sur sa nationalisation et l’approbation de ses nouveaux statuts. Selon le ministre Serge Gnaniodem PODA, cette décision fait suite à la volonté de l’actionnaire majoritaire de vendre ses 53 % de parts. Dans un contexte de reconquête de la souveraineté industrielle, le gouvernement a tenté d’acquérir ces parts, mais face à une impasse, il a finalement opté pour la nationalisation de cette entreprise privatisée en 1995 afin d’en garantir la continuité et le rôle stratégique.
Une nouvelle autorité pour la communication et les données personnelles

Le ministère de la Justice a, quant à lui, obtenu l’adoption de trois projets de loi. Le premier porte sur une révision de la Constitution ; le second sur la modification de la loi relative à la protection des données personnelles ; et le troisième concerne la création d’une nouvelle autorité regroupant les compétences en matière de régulation de la communication et de protection des données. Le ministre Edasso Rodrigue BAYALA a indiqué que cette réforme permettra de fusionner les rôles du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) afin de renforcer l’efficacité de la régulation.











